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Parmi les aventures qui ont marqué l’expédition portoricaine de Ron figure celle de l’effondrement presque fatal d’un puits de mine de San Germán. Cet incident allait en fin de compte fournir la matière d’un récit appartenant à une collection célèbre : la série des « Métiers d’enfer ». Celle-ci parut dans le magazine Argosy, et nous vous présentons ici l’article d’Argosy sur cet incident tel qu’il fut rapporté aux lecteurs en 1936.
Ron Hubbard, auteur, explorateur, aviateur, et ex-marine, faillit perdre la vie en se procurant des informations pour sa collection de récits sur les professions dangereuses, appelée « Les Métiers d’enfer », publiée chaque semaine dans Argosy.Alors qu’il inspectait une mine à San Germán, à Porto Rico, il frôla la mort de près, de bien plus près que n’importe lequel de ses héros de fiction. Afin d’examiner une mine abandonnée, Hubbard, accompagné d’un aide indigène, dût se faufiler dans un puits à moitié effondré et étayé par des poutres vermoulues. De la terre se détacha des murs et lui tomba dans le cou. Tout n’était que silence, si ce n’est le crissement des semelles cloutées. Puis soudain, il sentit que la poutre s’affaissait au-dessus de lui. Il se jeta à terre. La bougie s’éteignit. Il se mit à quatre pattes en s’arc-boutant contre la paroi pour ne pas être enterré vivant.
On entendait la terre s’ébouler ici et là. Pendant des secondes d’angoisse, il se tint là dans le noir, attendant de se faire broyer. Il n’y avait personne dehors pour le déterrer. Avec une secousse terrible, la voûte de la galerie s’effondra à trois mètres de lui. Anxieusement, il rampa dans un sens puis dans l’autre essayant de trouver une sortie. Il n’y en avait pas. La poutre qu’il avait retenue s’affaissa vers l’intérieur, puis tomba, enterrant à moitié Hubbard et l’indigène. Il pouvait à peine respirer. Il ne voyait rien. Il attendit la mort — mort qui pourrait mettre des jours à venir. ![]()
Plus d’une heure passa. Finalement, il entendit un crissement. Des pas au niveau supérieur. Hubbard hurla. Les secours ne furent plus qu’une question de secondes. Il y avait une excavation presque au-dessus de lui. On fit descendre une corde. Des indigènes anxieux s’étaient inquiétés de l’absence de M. Hubbard et étaient venus voir ce qui se passait.
Comme dit M.Hubbard : « Plus jamais je n’ai envie de frôler la mort de si près. Le crash d’un avion, une noyade, un accident de décompression, une explosion de « soupe », une chute... tout ça, ce sont des morts rapides et certaines, mais être allongé dans un trou sous terre, sans un bruit, et attendre la mort... ça, c’est autre chose. »
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