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     Les commentaires plus anodins de Ron sont tout aussi fascinants. D’abord, expliqua-t-il, la recherche sur la piste totale (quand on l’associe à des preuves matérielles) laissait supposer que les populations de l’Antiquité avaient été bien plus nombreuses qu’on ne l’estime habituellement — au moins cinq fois le nombre généralement reconnu, ce qui explique par exemple les cent soixante cités qui ornaient autrefois une Sicile maintenant relativement désertée. Les forces militaires de l’Antiquité étaient aussi habituellement sous-estimées, vu que les chiffres archéologiques omettaient régulièrement de prendre en compte le soutien logistique des armées qui s’élevait à cinq pour un. D’où la remarque tout à fait pertinente de Ron : « L’archéologue fait une erreur fantastique et fondamentale. Quand il compte le nombre de soldats engagés dans une bataille, il omet les sergents en charge de l’intendance, les employés et, bien sûr, les « super-généraux » qui restent assis à l’arrière des lignes. » Et puis aussi, Ron était arrivé à une conclusion générale qui se refléterait dans des essais ultérieurs ayant trait à une administration équitable — essais qui le rendraient également célèbre : en dernière analyse, le monde antique n’a pas succombé à des attaques barbares ; il a succombé à des querelles internes et à sa mauvaise gestion politique.

     Ce qu’on peut également conclure de ces cinq semaines extraordinaires constitue bien sûr un vaste sujet, lequel concerne des idées très populaires sur l’Antiquité. C’est également fortement lié à la façon dont on peut apprendre quelque chose sur notre monde et, en fait, « Mission dans le Temps » a inévitablement inspiré plusieurs projets similaires, y compris la célèbre expérience « psychique » conduite à l’Institut de recherches Stanford et subventionnée par la Marine des Etats-Unis. Egalement, comme on l’a suggéré, les parallèles avec le projet d’Alexandrie du membre du
 
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Les tours jumelles à Castellammare en Sicile, où l’expédition « Mission dans le Temps » confirma deux objectifs supplémentaires pour vérifier une fois de plus l’authenticité des prédictions de Ron.

Club des Explorateurs Stephan A. Schwartz sont bien trop frappants pour être ignorés. Pourtant, déclarant que le royaume ultime de l’aventure se trouve au sein de l’esprit humain, au sein d’un univers mental qui « minute après minute s’ouvre et se dévoile », Ron lui-même mit de côté de telles questions et retourna à sa voie principale d’exploration : le développement de la Scientologie. Non pas qu’il allait cesser de tracer son sillon sur des mers étrangères ou de mesurer des horizons lointains, mais quand il parlerait d’exploration, il parlerait désormais de rien moins que la découverte de « l’infini des infinis ».


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